"Les Interactions Sociales des Enfants Intellectuellement Précoces (EIP): Etude comparative des interactions sociales des EIP au sein de deux environnements différents »
L’image populaire des petits génies, sans difficultés, perdure toujours. Les médias, du fait d’un manque réel et pertinent d’informations sur la précocité, continuent à véhiculer cette image d’être hors norme, génie avant l’heure, et développant des dons exceptionnels.
Les émissions et les reportages sur les « surdoués » deviennent à la mode, et parler d’eux devient un sujet récurrent. Ces enfants vivraient une vie sans problème, seraient heureux de ce qu’ils font et de ce qu’ils vivent. Une vision de vie parfaite en quelque sorte. Cependant l’image populaire ne reflète que partiellement la réalité quotidienne de ces enfants. Comme tout enfant, l’EIP évolue par stade, par pallier, avec ses heureuses découvertes, mais aussi avec ses difficultés, ses craintes et ses incertitudes.
L’Intelligence
Pour D. Wechsler, l’intelligence est une qualité d’ensemble. Elle résulte de l’organisation des aptitudes dont elle n’est cependant pas la simple somme. Wechsler (1944) est très clair à ce sujet, lorsqu’il affirme « Le produit final du comportement intelligent, n’est pas seulement fonction du nombre des aptitudes ou de leur qualité, mais également de la façon selon laquelle elles sont combinées ; c’est à dire de leur configuration » Grégoire, J. (2000).
Origine du "Don"
Deux théories différentes, mais conciliables, sont mises en avant pour expliquer ce principe :
¨ première théorie : c’est en se réfugiant dans des activités intellectuelles, ou artistiques, que l’EIP « se développe de façon compensatoire »
¨ la deuxième théorie est qu’il existerait « une prédisposition génétique, aménagée par l’hérédité ou due à une mutation »
Le développement de l’enfant dépend des relations établies dès sa naissance avec les personnes de son entourage. De ce fait, un enfant stimulé, épanoui et entouré de personnes qui l’aiment, pourra développer ses capacités d’une manière plus importante.
« On peut tirer comme conclusion de l’ensemble des études des chercheurs que si une bonne hérédité est nécessaire, de bonnes conditions du milieu dans un sens large, des qualités de personnalité sont indispensables au développement et à la réalisation des facultés supérieures.» Ajuriaguerra de, J. (1971)
En réalité, il ne fait aucun doute que la biologie joue un rôle majeur dans le développement des talents, mais les enfants ne cessent pas d’être doués lorsqu’ils travaillent beaucoup. Il serait plus juste de dire que c’est le potentiel élevé qu’ils ont eu à la naissance qui les entraîne à travailler plus fortement. Leur motivation et même leur entraînement intensif sont le résultat de leur talent, et non sa cause..